
Jesse Eisenberg s’est exprimé sur sa décision de ne pas reprendre le rôle de Mark Zuckerberg dans «The Social Reckoning», la suite très attendue du film «The Social Network» (2010). Dans une interview accordée à Variety lors de la promotion de son nouveau film «Des Minions et des monstres», l’acteur de 42 ans a révélé les raisons personnelles et professionnelles qui l’ont poussé à décliner l’offre d’Aaron Sorkin, le scénariste et réalisateur du projet.
Un choix mûrement réfléchi
«C’est un honneur de parler à Aaron peu importe l’occasion, parce qu’il est si brillant et éloquent et charmant. Nous avons parlé du film plusieurs jours. La manière dont Aaron en parle est majestueuse, et c’est comme cela qu’il l’écrit. Et si on décide de ne pas participer à son projet, on a l’impression de laisser tomber le pays tout entier», a déclaré Jesse Eisenberg. Pourtant, malgré toute son admiration pour le réalisateur oscarisé, l’acteur a refusé d’endosser à nouveau le costume du fondateur de Facebook.
«Je lui ai simplement dit que ma vie prenait une autre direction et, vous savez, ce qu'il a dit résume bien la situation. Je ne veux pas être associé à ce personnage, mais les raisons pour lesquelles je ne souhaite pas faire ce film n'ont rien à voir avec les qualités de ce film, qu'il a déjà, et qu'il aura», a-t-il précisé.
Cette décision marque un tournant pour l’acteur qui, depuis la sortie du premier film, a été constamment associé à Mark Zuckerberg. Dans l’imaginaire collectif, Jesse Eisenberg reste le visage du jeune prodige de la tech, une étiquette dont il cherche aujourd’hui à se défaire. «Les gens m’abordent dans les aéroports pour me faire signer des cartes de visite portant la mention ‘Je suis PDG, connasse’ (I’m CEO, bitch). C’est amusant au début, mais cela devient lassant. Je ne suis pas Mark Zuckerberg, et je ne veux pas être perçu comme tel», a confié l’acteur dans une précédente interview.
Le poids d’un rôle iconique
Jesse Eisenberg a connu une ascension fulgurante après «The Social Network». Son interprétation de Mark Zuckerberg lui a valu une nomination aux Oscars et une reconnaissance internationale. Depuis, il a enchaîné les rôles dans des films comme «Now You See Me», «Batman v Superman : L’Aube de la justice» ou encore «The Art of Self-Defense». Cependant, l’ombre de Zuckerberg a continué de planer sur sa carrière.
«Chaque fois que je parle de mon métier, on me ramène à ce rôle. C’est flatteur, mais c’est aussi une prison dorée. J’ai besoin d’explorer d’autres facettes de mon jeu, d’autres personnages qui ne soient pas marqués par une telle notoriété», explique-t-il. Ce besoin de renouveau l’a conduit à refuser le retour dans «The Social Reckoning», malgré l’insistance d’Aaron Sorkin.
La relève assurée par Jeremy Strong
C’est donc Jeremy Strong, connu pour son rôle de Kendall Roy dans la série «Succession», qui incarnera Mark Zuckerberg dans cette suite. Un choix qui a suscité de nombreuses réactions, tant l’acteur est réputé pour son immersion totale dans ses personnages. «Jeremy est un acteur exceptionnel. Il apportera une dimension nouvelle et complexe à ce personnage. Je suis impatient de voir ce qu’il va faire», a commenté Jesse Eisenberg.
Aaron Sorkin, de son côté, a expliqué que le changement de casting était nécessaire. «Jesse a été parfait dans le premier film, mais les choses évoluent. Jeremy a cette intensité dramatique qui colle parfaitement au ton de la suite. L’histoire de Mark Zuckerberg n’est pas finie, et il fallait un acteur capable de montrer les zones d’ombre du personnage après des années de pouvoir», a déclaré le réalisateur.
Un film dans l’air du temps
Intitulé «The Social Reckoning» (que l’on pourrait traduire par «Le Jugement social»), ce nouveau film devrait explorer les conséquences de la domination de Facebook sur la démocratie et la vie privée. Alors que la société Meta est régulièrement accusée de désinformation, de manipulation des élections et de violations des données, le film promet de plonger dans les coulisses du pouvoir à Silicon Valley.
Selon les premières informations, l’intrigue se déroulerait après les scandales Cambridge Analytica et les audience devant le Congrès américain. Mark Zuckerberg y serait dépeint comme un homme d’affaires cynique, prêt à tout pour préserver son empire. Jeremy Strong, qui a suivi une préparation intensive, aurait passé plusieurs mois à étudier les mimiques et le phrasé du vrai Zuckerberg.
Le film sortira dans les salles françaises le 7 octobre 2026. Il s’annonce comme l’un des événements cinématographiques de l’année, porté par le duo Sorkin-Strong et la promesse d’une suite digne du chef-d’œuvre original.
Pour Jesse Eisenberg, ce refus est aussi l’occasion de tourner la page. «Je suis reconnaissant envers Aaron et envers ce rôle qui a changé ma vie. Mais aujourd’hui, je veux me concentrer sur d’autres projets, comme l’écriture de pièces de théâtre et la réalisation. J’ai d’autres histoires à raconter», conclut-il.
L’acteur prépare actuellement son premier long-métrage en tant que réalisateur, un drame sur l’immigration aux États-Unis. Il continue également de jouer dans des productions indépendantes, loin des blockbusters. Une manière de se réinventer, tout en laissant derrière lui l’ombre de Mark Zuckerberg.
Source:CNEWS News
