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« Je vais voter pour le changement » : Gal Gadot filmée dans un bureau de vote en Israël

Oct 30, 2026  Twila Rosenbaum 16 views
« Je vais voter pour le changement » : Gal Gadot filmée dans un bureau de vote en Israël

Gal Gadot a fait partie des Israéliens installés à l’étranger qui ont choisi de revenir dans le pays pour prendre part au scrutin à la Knesset. Mardi matin, l’actrice s’est rendue dans un bureau de vote de Tel-Aviv, un déplacement qu’elle a partagé avec ses plus de 100 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux. Dans une courte prise de parole, elle a exhorté ses concitoyens à se rendre aux urnes et à faire usage de ce qu’elle présente comme le droit le plus fondamental et le plus démocratique.

« Je vous demande à tous d’aller voter, d’exercer votre droit le plus fondamental, le plus important et le plus démocratique, et de voter pour qui vous croyez », a-t-elle déclaré. La formule a immédiatement circulé, d’autant qu’elle a été suivie d’une phrase au parfum plus politique : « Je vais voter pour le changement. » Gal Gadot n’a toutefois pas dévoilé quelle liste bénéficierait de son soutien. Elle n’a nommé aucun parti, aucun candidat et n’a pas explicité le contenu qu’elle prêtait à ce changement, laissant ses abonnés et les commentateurs politiques interpréter ses mots.

Un retour au pays pour voter

Installée depuis plusieurs années à Los Angeles avec son mari Yaron Varsano et leurs quatre filles, la star avait décidé de rentrer en Israël à l’approche des élections à la Knesset. Son geste rappelle que le vote des Israéliens de l’étranger, lorsqu’ils choisissent de revenir pour le scrutin, peut devenir un moment très observé. Pour une personnalité de son envergure, le simple fait de publier une vidéo depuis un bureau de vote transforme un acte civique ordinaire en événement médiatique.

La séquence a été suivie avec attention parce qu’elle intervient dans un contexte politique tendu. Le paysage israélien est fragmenté entre de nombreuses formations, et les campagnes se jouent souvent sur des écarts réduits. Dans ce cadre, la parole d’une célébrité internationale peut peser symboliquement, même lorsqu’elle ne donne aucune consigne de vote. Gal Gadot ne s’est pas contentée d’annoncer qu’elle votait : elle a insisté sur l’importance de la participation, un thème central dans les démocraties où l’abstention est scrutée comme un signe de lassitude ou de défiance.

Un message centré sur le droit de vote

Le premier message de l’actrice est resté général. Elle a demandé à ses abonnés d’exercer leur droit de vote, sans désigner de camp. Cette prudence contraste avec la portée de ses mots. En choisissant de dire qu’elle allait voter pour le changement, elle a franchi une limite ténue : elle n’a pas soutenu officiellement une liste, mais elle a associé son vote à une idée qui structure une partie de la campagne.

Plusieurs partis d’opposition ont justement placé le changement au cœur de leur discours. Le mot peut renvoyer à une alternance gouvernementale, à une réforme des institutions, à une autre manière de gérer les tensions sécuritaires ou encore à une demande de renouvellement politique. Parce qu’il reste vague, il peut séduire des électeurs aux attentes différentes. En l’employant sans préciser son choix, Gal Gadot a laissé à chacun la possibilité de projeter ses propres espoirs sur son bulletin.

Cette ambiguïté a déclenché une avalanche de réactions. Certains ont salué une prise de position courageuse, d’autres ont regretté qu’une actrice utilise sa notoriété pour peser dans un débat politique. D’autres encore ont cherché à décoder ses intentions à partir d’un simple mot. La controverse montre à quel point les célébrités israéliennes sont attendues sur les questions publiques, surtout lorsqu’elles vivent à l’étranger et revendiquent un lien fort avec le pays.

Un doctorat honoris causa avant le scrutin

La veille du vote, quelques heures avant l’ouverture des bureaux, Gal Gadot a reçu un doctorat honoris causa de l’Université Bar-Ilan. La distinction lui a été remise lors d’un gala célébrant les 70 ans de l’établissement, en présence de dirigeants académiques et d’autres lauréats. L’université a souhaité honorer sa carrière internationale, son rayonnement à Hollywood et son attachement à Israël et au peuple juif.

L’institution a également souligné son soutien public à l’État hébreu depuis le 7 octobre 2023. Le président de Bar-Ilan, le professeur Arie Zaban, a salué en elle « l’une des voix israéliennes les plus importantes et les plus reconnues dans le monde ». Il a vanté son « excellence, sa créativité, son courage et son influence ». Ces mots inscrivent la remise du diplôme dans une reconnaissance qui dépasse le seul parcours artistique : ils font de l’actrice une ambassadrice de fait, capable de parler d’Israël à un public mondial.

Un discours entre humour et gravité

En recevant la distinction, Gal Gadot a d’abord choisi la légèreté. Elle a ouvert son discours par un clin d’œil à ses parents : « Maman, Papa, je suis officiellement docteur ! » Elle a ensuite plaisanté sur un cursus peu conventionnel, fait « d’auditions, de films et de tapis rouges ». Ce ton léger a permis de désamorcer la solennité de l’exercice, avant que son propos ne prenne une tournure plus grave.

L’actrice a évoqué les trois années écoulées depuis le 7 octobre, qu’elle a décrites comme marquées par « la perte, la peur et l’incertitude », en Israël comme au sein des communautés juives du monde entier. Elle a alors formulé un attachement personnel très fort : « Peu importe où je vais, Israël restera toujours ma maison. C’est mon peuple, ma famille, et quand on aime sa maison, on veut la protéger et en faire un endroit meilleur. »

Ce passage donne un éclairage différent à son vote. Pour elle, l’acte électoral ne relève pas seulement de la tactique partisane : il s’inscrit dans une fidélité à un pays et à une communauté. La star a conclu son intervention en exhortant les Israéliens à se rendre aux urnes, convaincue que chacun peut « faire la différence ». Elle a ajouté : « C’est le moment où nous devons tous nous mobiliser et utiliser le droit civique le plus puissant dont nous disposons : le droit de vote. »

Une voix israélienne à Hollywood

Née en Israël, Gal Gadot a construit une carrière internationale qui l’a rendue mondialement connue. Elle a d’abord été élue Miss Israël en 2004, avant de servir dans l’armée israélienne. Son parcours à Hollywood l’a ensuite conduite vers des franchises à grand succès, notamment la saga Fast and Furious et le rôle de Wonder Woman, devenu l’un de ses personnages les plus emblématiques. Cette exposition explique pourquoi ses prises de parole sur Israël sont relayées bien au-delà du pays.

Son statut de star ne la dispense pas des critiques. Chaque mot peut être lu comme un signal politique, chaque silence comme une prise de position. Dans le cas présent, elle a maintenu un équilibre : elle a encouragé la participation, affirmé son choix personnel pour le changement, mais refusé de transformer son vote en consigne publique. Cette retenue n’a pas empêché les interprétations, car le contexte électoral rend le mot changement immédiatement lisible comme un slogan.

La séquence rappelle aussi que les élections israéliennes ne se jouent pas uniquement dans les bureaux de vote. Elles se déroulent dans les médias, sur les réseaux sociaux et dans les conversations familiales. Les personnalités publiques peuvent y jouer un rôle de caisse de résonance, sans nécessairement basculer dans le soutien partisan. Gal Gadot a choisi de se montrer dans un bureau de vote, de parler de droit civique et d’attachement au pays, tout en laissant son bulletin secret. Ce mélange de visibilité et de réserve a suffi à alimenter le débat, à quelques heures d’un scrutin où chaque voix compte.


Source:i24NEWS News


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